C’est parti pour l’élection du mot numérique de l’année
La XVIIe édition de l’élection du mot numérique 2026 est déclarée ouverte. Ce mot est le reflet d’une tendance forte de l’année. Il apparaît dans les dictionnaires (Petit Larousse et Petit Robert) souvent peu après. Les précédents lauréats (avec souvent des équivalents français qui ont suivi) figurent pour mémoire :
– IA agentique en 2025
– IA frugale en 2024
– IA générative en 2023
– Numérique responsable en 2022
– Métavers en 2021
– Webinaire en 2020
– Fake news (infox) en 2019
– Cryptomonnaie en 2018
– Intelligence artificielle en 2017
– Blockchain en 2016
– Ubériser en 2015
– Selfie en 2014
– Responsive design en 2013
– Big data en 2012
– Cloud computing en 2011
– Community manager en 2010
Les mots numériques nominés pour 2026
Cette année a été marquée par la poursuite des applications et des cas d’usage en IA avec le développement de l’IA agentique, mot numérique 2025, et de nombreuses cyberattaques. Voici la liste des 9 mots nominés. Un équilibre a été recherchée entre intelligence artificielle, les dynamiques de société et l’évolution du web alors même que les informations complexes, constructives ou scientifiques peinent à émerger face aux polémiques et au buzz.
Vous êtes appelés à vous prononcer parmi les termes suivants nominés (et à faire voter pour une plus grande représentativité). Vous pouvez aussi proposer un autre terme ne figurant pas dans la liste. Attention, les acronymes (de type VPN, SDK) et les noms de marques ou de produits (ChatGPT, Sora, etc.) ne rentrent pas dans le champ du mot numérique
Bigbrotherisation : Processus d’extension et d’intensification de la surveillance de masse et du contrôle social rendu possible par la combinaison de différentes techniques avancées (par ex. IA, biométrie, capteurs), et conduisant à une connaissance de nos comportements en ligne et hors ligne à des fins de contrôle et de coercition.
Distillation de modèles : Procédé de compression consistant à transférer les comportements statistiques d’un modèle d’intelligence artificielle de grande taille (LLM) vers un modèle plus léger, afin de préserver ses performances essentielles en permettant son exécution locale et autonome sur des appareils à capacité matérielle limitée, comme les smartphones.
IA slop : Prolifération sur Internet de contenus générés massivement par des intelligences artificielles, caractérisés par une qualité médiocre et une redondance, entraînant une saturation et une dégradation de l’écosystème informationnel en ligne.
IA washing : Pratique marketing ou de communication consistant à exagérer, embellir ou revendiquer abusivement l’usage de l’intelligence artificielle dans un produit ou un service afin d’en renforcer l’attractivité auprès des consommateurs ou des investisseurs.
Informatique spatialisée : Mode d’interaction numérique qui fusionne les données virtuelles avec l’environnement physique en trois dimensions, au moyen de dispositifs de réalité augmentée ou mixte, affranchissant ainsi l’utilisateur des interfaces écrans traditionnelles. Cela va au-delà du métavers.
Mutenews : Informations souvent importantes et avérées mais qui ne sont pas perçues par le public car noyées dans les flux numériques et le bruit informationnel. Elles résultent de priorisation algorithmique des plateformes qui amplifient ce qui génère de l’engagement et non ce qui est important, de compétition médiatique au profit de ce qui attire l’audience, de contenu massif produit par des IA et d’une surcharge informationnelle où trop d’information chasse l’information essentielle. Distinct de la désinformation (fake news), ce déficit d’information crée un angle mort informationnel qui altère la qualité du débat public et des processus de décision.
Souveraineté algorithmique : Doctrine visant à assurer l’indépendance technologique d’un État ou d’un ensemble géographique vis-à-vis des infrastructures numériques étrangères notamment américaines et chinoises, en contrôlant ses propres modèles, ses données et la régulation des biais de décision automatisés.
Synthographie (synthography) : Technique de création d’images fixes ou animées au moyen de modèles d’intelligence artificielle générative, à partir d’instructions textuelles, considérée comme une forme numérique de production visuelle proche de la photographie.
Vibe coding : Approche de développement logiciel dans laquelle l’utilisateur conçoit des applications entières sans rédiger de code informatique, en guidant une intelligence artificielle générative uniquement par des descriptions d’intentions textuelles basées sur le langage naturel et l’intuition.
Autre : que proposez-vous ?
Le vote est toujours omnicanal
Les votes sont ouverts jusqu’au 31 décembre 2026. Le lauréat sera annoncé début janvier.
Vous pouvez voter :
– par mél à : mot (@) davidfayon.fr
– par tweet sur X (hashtag #motn26) ou sur Threads ou BlueSky
– en laissant un commentaire à la suite de ce billet
– via l’outil Sondageonline [vote jusqu’au 7/10 via ce canal]
– via le formulaire du site
– par SMS ou WhatsApp
– sur Facebook sur la page Facebook du site
– sur LinkedIn
pour être informé des résultats en avant-première.







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18 Commentaires
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Vibe coding
Cher David?
Toujours une initiative amusante et instructive
IA Slop
Comme Frédéric, en premier Vibe coding, puis IA slop.
Vide coding
Physical AI
Perso Vibe coding en premier, mais talloné de près par IA slop
Vibe coding