Le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) vient de publier un rapport à la demande de l’ARCEP, de l’ARCOM, du CGE et de l’ANCT. Une enquête a été menée auprès de 4 145 personnes représentative de la société française de 12 ans et plus du 5 au 21 juin 2025.
Quelques données ressortent que je vous livre via cette synthèse.
48 % des Français utilisent l’IA générative mais comme l’enquête a été menée en juin dernier, la barre des 50 % a été depuis franchie. 34 % des utilisateurs des IA génératives l’utilisent au quotidien. La tranche majoritaire est celle des 18-24 ans (51 %). Les 12-17 l’utilisent (26 %) dans le même ordre que les 40-59 ans (27 %). ChatGPT se taille la part du lion et 51 % des utilisateurs ont recours à plusieurs IA.

L’usage principal est la recherche d’information avec 21 % qui vérifient systématiquement les informations délivrées par un prompt vs 43 % souvent et 36 % qui ne vérifient pas. S’informer reste pour autant plus que jamais crucial pour ne pas relayer des informations erronées ou induisant en erreur. L’adoption des IA génératives est la plus rapide. Pour mémoire, il a fallu 5 jours pour que ChatGPT atteigne le million d’utilisateurs dans le monde.

La connectivité progresse (fibre ou câble à domicile) partout avec une forte croissance des communes rurales (75 % à présent vs 34 % en 2022 alors que la progression est plus faible pour Paris et la région parisienne 77 % vs 73 % en 2022). 61 % sont équipés d’un smartphone compatible avec la 5G.
Les forfaits mobiles ont davantage de volumes de données du fait de la consommation des contenus vidéos. Le téléphone fixe perd des parts de marché. 72 % en possèdent un (- 2 %). Le téléphone mobile est majoritaire avec 97 % de la population qui en possède un dont 91 % pour un smartphone. Il serait intéressant d’avoir des statistiques pour la tranche d’âge 12-15 ans et téléphone mobile vs smartphone.
Le choix des messageries est guidé par les contacts qui s’y trouvent. Ainsi WhatsApp et Messenger de Meta arrivent en tête (73 et 63 %).
Pour les émissions globales de CO2, ces données sont rappelées : les terminaux concentrent à eux seuls 50 % de l’empreinte carbone, les datacenters 46 %, et les réseaux 4 %. L’achat d’un smartphone d’occasion (20 % des personnes interrogées) concerne l’ensemble de la population, ce qui est stable.
La réparation d’un équipement a pour première motivation l’aspect financier (32 %) devant l’impact environnemental (24 %) et le fait d’avoir un équipement de secours en cas de besoin (19 %). Le bonus réparation mis en place par l’Etat a été utilisé dans 9 % des cas (et il coûte avec son traitement administratif à l’ensemble des contribuables). Les préoccupations environnementales sont en retrait avec une primauté aux enjeux économiques et sociaux dans une France qui s’appauvrit.
A noter par rapport à la question des réseaux sociaux qui est un sujet d’actualité, les avis sont partagés : 42 % estiment qu’ils améliorent les échanges et la sociabilité contre 40 % qui pensent qu’ils dégradent les liens.
L’impact d’Internet sur la vie des Français progresse dans ses avis positifs (74 % et 64 % respectivement pour la vie personnelle et professionnelle mais aussi dans ses opinions négatives (22 % et 29 % respectivement également, ce dernier chiffre étant en hausse de 18 pts par rapport à l’enquête précédente de 2019). Reculent fortement les avis neutres (16 pts côté vie personnelle et 31 pts côté vie professionnelle).
La fracture numérique demeure. 57 % aident au moins une personne de son entourage en matière de numérique. On note 12 % qui se déclarent incompétents dans les 4 domaines : usage des plateformes numériques, démarches administratives en ligne, outils bureautiques, IA générative. Les moins compétents sont avant tout les habitants des communes rurales (23 %) et les non diplômés (13 %).






Digital Impacts
Editions des Cassines
Paperblog
Renaissance numérique
Commentaires récents