Triplé pour l’IA : IA agentique, élu mot numérique 2025

IA agentique, mot numérique 2025

Après IA générative en 2023 et IA frugale en 2024, l’IA au coeur du numérique continue sur sa lancée et assure le triplé avec IA agentique élu en 2025. Je considère du reste que 2025 marque la bascule de l’ère des données vers l’ère de l’IA générative.

Vous avez été 170 à voter cette année toujours selon le processus omnicanal. C’est IA agentique qui l’emporte sur le score sans appel de 38,8 % des voix (sur 9 nominés avec la possibilité de formuler un vote autre).

L’IA agentique va plus loin que l’IA générative dans la mesure où cette intelligence artificielle prend des décisions autonomes pour atteindre un but. Elle fonctionne en agent autonome et parfois en collaboration avec d’autres agents. Avec une intervention humaine minime voire nulle, elle fait gagner du temps. Son fonctionnement peut être décrit en 5 temps :

  • 1. Collecter des informations (textuelles, données, capteurs, etc.)
  • 2. Raisonner (en fonction des données et de la situation, choisir une stratégie)
  • 3. Planifier en décomposant l’objectif en étapes successives
  • 4. Exécuter les tâches (que ce soit dans un environnement réel ou numérique)
  • 5. S’améliorer en apprenant des actions réalisées pour s’ajuster.

Ce peut être en entreprise, un agent qui va lire les méls, identifie ceux relatifs aux factures pour extraire les données pour enfin les saisir dans un logiciel comptable et envoyer une confirmation au fournisseur (et réciproquement pour relancer des clients en cas de retard de paiement). Un autre exemple serait un agent qui scrute votre agenda, détecte les créneaux vacants entre midi et 2 h pour ensuite contacter un restaurant en tenant compte de vos goûts et de ceux supposés de vos invités réserve une table puis ajoute l’événement dans votre calendrier et vous envoie un rappel à la façon de Doctolib.

Derrière IA agentique, le duel a été serré entre détox numérique (18,8 %) qui montre la prise de conscience de la nécessaire déconnexion pour la santé mentale face à la profusion de notifications et la surcharge mentale, et dégafamisation (16,5 %) qui pour sa part illustre le déclic dans une France économiquement en crise quant à la dépendance de la France (et de l’Europe) aux solutions américaines (et chinoises même si elles sont moins visibles). J’ai relevé à ce propos qu’il s’agissait d’une « question de survie économique et industrielle de notre pays ». On aurait pu aussi penser à une débathxisation même si le terme sonne moins bien.

IA agentique, mot numérique 2025

Les autres termes ramassent les miettes

Hyperscaler et shadowban recueillent 4,7 % chacun puis vishing, 3,5 % et algospeak 2,4 % et enfin numéricovigilance 1,2 %. Il est vrai que le trio raflait les 3/4 des votes.

Au niveau des suggestions…

Parmi les autres votes (9,4 %), on notera dans la série des cyber, cyberpunk et cyberdystopie proposé par Annie Lichtner « vu le chaos actuel en étant pas très optimiste sur un futur proche où la désinformation, les deepfakes, la manipulation d’opinion ont changé d’échelles et deviennent hors contrôle » ; Jean-François Morfin parle d’intellition. On relève également asservissement numérique et shadow IA. Mais c’est surtout IA slop pour du contenu généré par intelligence artificielle produit en masse, de faible qualité et sans réelle valeur ajoutée qui revient à 6 reprises (2 universitaires le pointent, Bernard Quinio qui le constate au quotidien et le déplore ainsi que Yannis Delmas qui indique « Même si le terme n’a pas tant pris que ça le phénomène est visible tant dans le langage écrit que dans les choix d’images »). On peut aussi relever des textes sur des sites ou blogs qui nuisent à la visibilité de vraies créations humaines en générant par ailleurs des hallucinations. Emilie Marquois, vice-présidente de Numérikissimo et du collectif La Brigade du Web a été polluée par ce type de contenu nuisant à son image. Enfin Vibe coding a été cité 2 fois.

L’historique des lauréats précédents

Le récapitulatif des lauréats des années précédentes (avec les équivalents en français idoines qui ont suivi) :
– IA frugale en 2024
– IA générative en 2023
– Numérique responsable en 2022
– Métavers en 2021
– Webinaire en 2020
Fake news (infox) en 2019
– Crypto-monnaie en 2018
– Intelligence artificielle en 2017
– Blockchain en 2016
– Ubériser en 2015
Selfie en 2014
Responsive design en 2013
Big data en 2012
Cloud computing en 2011
Community manager en 2010.

Merci pour vos votes. Des termes peuvent déjà être proposés en vue de l’élection 2026 et l’établissement de la liste des nominés.

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