Année numérique 2026 : l’essor de l’IA agentique et l’indispensable cybersécurité

Comme chaque début d’année vient le temps du billet sur l’année numérique. Il s’agit à la fois d’une prise de recul sur l’année qui vient de s’écouler mais aussi une projection sur l’année 2026 qui débute.

En 2025, le mot numérique a été IA agentique. Il succède à IA frugale (2024) et IA générative (2023). L’IA agentique est la phase active de l’IA générative. Elle prend des décisions autonomes pour atteindre un but. Suivent détox numérique (2e) pour ne pas être esclave des écrans et dégafamisation (3e) qui est une prise de conscience quoiqu’un peu tardive de notre dépendance aux solutions numériques américaines (et chinoises également).

IA agentique, mot numérique 2025

Rétrospective des moments forts de 2025

Le mouvement QuitterX lancé en vue de l’intronisation de Trump le 20 janvier a eu un impact limité. Certes il y a eu des migrations vers Bluesky et Mastodon mais qui restent modestes et le nombre de publications par utilisateur actif est bien plus faible sur ces sites de micro-blogging alternatifs.

Le communiquant Frédéric Fougerat s’est prononcé sur le paradoxe qui fait que des utilisateurs de Twitter annoncent quitter le réseau social qu’ils dénoncent (motifs politiques ou éthiques, fonctionnement des algorithmes qui nuisent aux contenus non clivants ou consensuels, échapper aux critiques parfois virulentes) mais qui y demeurent malgré tout pour y effectuer de la veille et voir ce qui se passe et être au courant de l’actualité, conserver le bénéfice d’une communauté présente et active et surtout pouvoir y revenir à tout moment (et parfois même en conservant une version premium payante !). Cela rappelle Coluche qui disait dans un de ses sketchs « Ah c’est nul, c’est nul… Mais je regarde quand même ! ».

Les 10 et 11 février s’est déroulé le Sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle au Grand Palais à Paris. Il a réuni des chefs d’État et de gouvernements, des dirigeants d’organisations internationales. Et le 10 février, une annonce conjointe a été faite par Free et Mistral, l’accès gratuit au chat pro de Mistral.

2025 a été marquée par l’arrivée d’un acteur chinois majeur côté IA, DeepSeek qui sans les puces H200 de Nvidia (du fait d’une interdiction américaine) délivre des résultats étonnants par rapport aux ChatGPT & co. D’une contrainte est née une opportunité, la quintessence même de crise en chinois.

La promotion 2025 de La French Tech a été annoncée : Next40 et Next120 (à l’image du CAC 40 et du SBF 120 en Bourse) avec de nombreuses start-up côté IA et cybersécurité à l’honneur.
Promotion 2025 de la French Tech
Avec les changements de gouvernement, nous avons eu la valse des ministres du numérique. Après Clara Chappaz, nous avons eu de façon éphémère la juriste Naïma Moutchou pour 1 jour (gouvernement Lecornu I) puis la bretonne Anne Le Henanff. Alors que le numérique est trop masculinisé, le paradoxe est d’avoir eu 4 femmes ministres du numérique successivement, Clara Chappaz ayant succédé à Marina Ferrari.

Le Conseil national de l’Intelligence Artificielle et du Numérique (CIAN) a succédé au Conseil National du Numérique avec 2 co-présidents, Anne Bouverot et Guillaume Poupard. La nomination des 15 membres du collège reste toutefois plus politique (4 parlementaires et des personnalités assez éloignées du numérique).

L’édition 2025 de Vivatech qui s’est tenue du 11 au 14 juin a battu tous les records en termes de visiteurs (180 000 contre 165 000 l’année dernière, 14 000 start-up présentes contre 13 500 en 2024, 171 nationalités) et progressivement davantage de femmes dans la tech.

L’IA était omniprésente même si on avait aussi une de ses déclinaisons avec l’IA agentique. Le porte-drapeau français reste Mistral qui signe à tout va des partenariats (nous avions eu à la fois Orange et Free qui sont dans la coopétition ; désormais nous avons l’IA de Mistral qui va équiper les agents publics), le dernier en date avec le nouveau géant du numérique, Nvidia lequel avait plusieurs emplacements tant dans l’enceinte Porte de Versailles qu’à l’extérieur. L’intervention majeure de Vivatech était celle de son CEO, Jensen Huang, au même titre que les éditions passées ont été ponctuées des venues de Jack Ma (ex CEO d’Alibaba) et d’Elon Musk. Ceci n’empêche nullement une très grande fragilité de notre pays et une vive dépendance à l’égard des solutions numériques américaines et désormais chinoises. Souveraineté, où es-tu ? Existes-tu réellement au-delà des discours ?

Dans la poursuite de l’année dernière, l’événement devient de plus en plus grand public. On observe toujours des solutions autour de l’énergie sans laquelle le numérique ne serait pas possible, la robotique et les drones qui épaulent des IA davantage matures aussi, de même que les solutions de réalité virtuelle et de réalité augmentée. Le pays invité d’honneur était le Canada.

Mon dernier livre Informez-vous ! est paru en juin de façon concomitante à Vivatech. Parce qu’à l’heure des IA génératives et où l’on assiste à une profusion d’information et que la bonne information permet la meilleure décision possible tant dans la sphère professionnelle que personnelle et que l’information a toujours été synonyme de pouvoir, il est temps de bien s’informer. Ceci suppose discernement, culture générale et pratique intensive. Ceci est d’autant plus important dans un monde en crise, une France qui décline relativement par rapport aux autres nations. Aussi il convient de démêler les informations à valeur ajoutée de celles inutiles, celles créées par des IA avec des biais et des hallucinations possibles de celles des humains qui peuvent comporter des erreurs ou être orientées. En adoptant une approche transdisciplinaire avec le numérique et l’innovation et une dose de géopolitique et de démocratie, je vous invite à découvrir ce livre. Il décrypte les enjeux d’aujourd’hui en apportant des solutions tout en ayant une profondeur historique quant à l’apport de l’innovation pour les nations.
Même avec le livre disruptif Informez-vous ! sur le numérique et l’innovation, la géopolitique et l’histoire

La CEO de X Linda Yaccarino a démissionné en juillet après 2 années à la tête de l’entreprise.

L’association Numérikissimo qui édite l’annuaire des Top acteurs du numérique français a lancé une série de 12 webinaires parmi lesquels Women in Tech : comment attirer plus de talents ? Le premier partenaire, le CRiP, en appelle une série d’autres. C’est le moment de contacter l’association.

Les webinaires proposés par l’association Numérikissimo qui édite l’annuaire des Top acteurs du numérique français

Le 3e colloque sur la souveraineté (technologique et au-delà) s’est tenu en septembre à St Malo. Le général Watin-Augouard a succédé à Arnaud Montebourg en tant qu’invité d’honneur.

Le 18 novembre, une erreur de type 500 [erreur interne du serveur] était affichée lors de la consultation de sites Internet comme ChatGPT, Twitter, Spotify, Instagram et Facebook, Doctissimo et même elysee.fr. Les sites étaient inaccessibles un peu comme dans la coupure d’Internet dans le film Ralph. Il s’agissait d’une panne mondiale chez Cloudflare, acteur majeur des infrastructures réseau qui permet l’accélération de la consultation des informations disponibles sur Internet. Près de 20 % du trafic Internet est tributaire de l’entreprise américaine Cloudflare. Elle fait l’intermédiaire entre un équipement relié à Internet et le serveur réseau du site. Des plateformes comme DownDetector (également impacté) où sont recensés les signalements permirent de mesurer l’ampleur de la panne.

En novembre, Yann Le Cun a annoncé quitter Meta après y avoir passé 12 ans pour créer sa propre start-up AMI Labs (Advanced Machine Intelligence Labs). Des levées de fonds conséquentes sont prévues (500 millions d’euros) et Alexandre Lebrun, co-fondateur et CEO de Nabla, deviendrait le directeur général de celle-ci. Officieusement, Yann voyait mal l’arrivée d’Alexandr Wang, 28 ans pour diriger le Meta Superintelligence Labs.

À San Francisco, les véhicules autonomes Waymo ont été bloqués le 20 décembre dans des intersections et sur des routes à cause d’une panne de courant qui a paralysé une partie de la ville. La technologie rend la société fragile et induit d’autres vulnérabilités. Il convient d’en avoir conscience.

L’ex-commissaire européen Thierry Breton a été interdit de séjour aux États-Unis à compter du 23 décembre à cause de son action dans la régulation des géants de la tech. La volonté affichée par ce dernier depuis l’arrivée du DSA est une censure de certains contenus réseaux sociaux qui déplaisent. Du reste une amende de 120 millions d’euros infligée à X. Il s’agit d’un bras de fer qui a commencé entre UE qui régule et États-Unis qui nous inonde de ses produits et services. Pendant ce temps la Chine observe pour mieux récolter ensuite comme dans l’automobile avec le véhicule électrique. La chute des ventes de Tesla en France a largement été compensée par la déferlante de Byd sur notre sol, par exemple.

Côté sécurité, 2025 fut une année noire avec un record de cyberattaques et de fuites d’information. En France, la liste est très longue : Ministère de l’Intérieur, France Travail, Leroy Merlin, La Poste, Mondial Relay, Colis Privé, SFR, Ministère des Sports, Fédération Française de Tir, Bouygues Télécom, Air France, Louis Vuitton, Afflelou, MAIF, BPCE, plus de 1000 mairies aussi et des agences régionales de santé. Ceci est très inquiétant. L’État a échoué et la CNIL aurait pu sanctionner pour défaut de protection des données personnelles dans certaines cyberattaques du fait d’une mauvaise prise en compte des obligations de protection des données personnelles imposées par le RGPD. L’éducation à la cybersécurité doit devenir une priorité dans les entreprises et les formations. Les cyberattaques (piratage, attaques par déni de service type DDoS) fleurissent. Nul n’est épargné et souvent à des moments critiques.

Nous avons des attaques partout, sur Facebook par exemple avec de fausses ventes à prix cassés mais aussi les arnaques par SMS qui se sont, elles aussi, multipliées. Il convient de pas répondre même avec humour car votre numéro sera considéré comme actif et pourra occasionner d’autres actions (numéro revendu, etc.) Il est préférable de signaler le numéro en le transférant au 33700 pour alerter les opérateurs télécoms.

Toute transformation digitale réussie suppose des modes dégradés pour assurer une continuité de service de l’entreprise ou de l’organisation même en cas de cyberattaque. Pour une attaque d’une banque en ligne, en l’espèce – si j’ose dire – nous avons le paiement par chèque, en espèces et un mode 0.0 peu pratique et très dégradé et valable entre particuliers, le troc !

Le Digital Omnibus a été annoncé le 19 novembre par la Commission européenne. Il comprend 153 pages avec une annexe de 7 pages (règlements modifiés et correspondances entre anciens/nouveaux articles) pour faciliter son usage. Son but est de simplifier et d’harmoniser les législations liées au numérique (RGPD, AI Act, NIS 2, etc.). À noter que les données pseudonymisées sont exclues du RGPD. Une organisation dispose de 24 h pour notifier une violation de données alors que les cyberattaques et les ransomwares pullulent. Avec le Digital Omnibus, irons-nous plus vite, telle est la question et pour quelle protection en plus éventuellement ?

OpenAI a lancé le déploiement des discussions de groupe dans ChatGPT. Les utilisateurs peuvent coopérer entre eux et avec ChatGPT au sein d’une même conversation. ChatGPT passe d’un assistant individuel en un espace partagé pour créer, planifier et prendre des décisions ensemble. Dans une discussion de groupe (jusqu’à 20 personnes), il est par exemple possible de co-écrire un document avec ChatGPT. Le LLM peut résumer, comparer des options et aider à un consensus. ChatGPT devient un environnement collaboratif et multi-utilisateur ! Il s’agit d’une étape importante dans l’évolution des LLM. Elle est de même nature que le passage de l’informatique individuelle (années 1980) au monde des réseaux (décollage d’Internet dans les années 1995). C’est aussi un pas de plus vers humains qui coopèrent avec les IA.

Le numérique via les datacenters et les IA mais aussi les véhicules électriques nécessitent de gros besoins en électricité. Le réacteur EPR Flamanville 3 a atteint 90 % de sa puissance nominale, ce qui correspond à une production d’électricité 2,5 fois supérieur à l’ensemble des 8 000 éoliennes françaises au même moment (611 MW) qui nécessite par ailleurs l’utilisation de balsa, bois très léger, pour leurs pales et ceci participe à la déforestation ! Il convient de faire preuve de grand discernement dans la transition écologique car parfois le remède est pire que le mal.

Bercy a autorisé le rachat de la pépite française UPMEM, start-up grenobloise pionnière du calcul en mémoire par l’américain Qualcomm. UPMEM a réalisé la prouesse de traiter des masses de données beaucoup plus rapidement (on parle d’une puce qui accélère les applications big data par un facteur 20) et surtout avec une fraction de l’énergie seulement, alors même que l’IA, le big data et les datacenters font exploser la consommation électrique. Qualcomm récupère ainsi les brevets et la propriété intellectuelle. C’est une perte sèche en matière de souveraineté dans la mesure où les domaines d’application incluent la santé avec le séquençage du génome, l’automobile autonome, la cybersécurité, la défense, la robotique et tout ce qui nécessite de traiter des flux massifs de données en local indépendamment d’un cloud basé à l’étranger et qui nécessite énormément d’énergie.

ChatGPT 5, lancé le 7 août, a été jugé déceptif dans les résultats délivrés avec aussi des erreurs alors que l’utilisation de GPT 4o a été arrêtée simultanément, lequel était moins limité en nombre de prompts. C’est une façon d’évoluer vers des formules premium une fois les habitudes d’usage prises. Des gros progrès ont néanmoins été faits avec les évolutions de ChatGPT pour réaliser des images alors que c’était jusqu’alors Midjourney la référence en la matière. Nous avons vécu le buzz lié au Starter pack en avril. Les vidéos générées par Sora 2 lequel est disponible depuis le 30 septembre et Veo 3.1 lancé par Google en octobre ont fait de belles avancées par rapport aux versions précédentes. Les images que l’on peut réaliser avec ChatGPT sont à la frontière des droits d’auteur comme par exemple celles qui imitent le Studio Ghibli.

La start-up française Sesterce qui se présente comme un fournisseur cloud spécialisé dans l’IA, compte déployer 1,2 million de GPU d’ici à 2030 au sein de multiples datacenters. Cela totalisera 1,5 GW de capacité énergétique pour une valeur totale que l’entreprise Sesterce estime à 52 milliards d’euros. Dans un premier temps, un investissement de 450 millions d’euros doit lui permettre de mettre sur pied plusieurs supercalculateurs près de Valence, dans le Grand Est et dans le sud de la France.

Le péril numérique chinois est arrivé. Il a des impacts sur le (e-)commerce et l’américain Amazon se retrouve sur sol français dans un Fachoda numérique que se livrent États -Unis et Chine. TikTok Shop a débarqué en France le 31 mars. Le controversé Shein est arrivé au BHV Le Marais à Paris le 5 novembre. On a par ailleurs découvert que la plateforme vendait des poupées sexuelles pédopornographiques. Elles ont pu être retirées à la vente après une alerte auprès de la DGCCRF. Une opération à la douane a bien été mise en lumière alors que la lutte contre les trafics de stupéfiants est très timide par ailleurs. Temu qui casse les prix en étant « un Lidl en ligne au carré » pratiquerait un dumping tout en constituant une base de clients. Enfin JD.com, l’autre grand du e-commerce chinois outre Alibaba est arrivé en France sous la marque Joybuy. Par ailleurs la taxation des petits colis qui vise la Chine est une fausse bonne idée puisque la contrainte est contournée en transitant via la Pologne.

Nous déplorons les décès de Jean-Michel Billaut mais aussi de Gilles Dowek et de Jean-Pierre Archambault lesquels avaient œuvré pour l’introduction de la discipline Numérique et Sciences informatiques au Lycée.

YouTube a fêté son 20e anniversaire alors que Google le 27e.

Parmi les Doodle de Google, signalons ce beau Pac-Man réalisé pour Halloween.
Doodle animé par Google pour célébrer Pac Man et Halloween

Réseaux sociaux et liberté d’expression attaquée

Rétrospective des réseaux sociaux

Les algorithmes des réseaux sociaux évoluent fréquemment. L’annonce la plus forte a été celle de X avec un changement de son fonctionnement, celui-ci ne se basant que sur l’engagement, les filtres par mots clés entre autres n’étant plus considérés. C’est le recours à l’IA avec Grok.

Twitter mué en X a évolué avec les notes communautaires. L’orientation prise est économique : davantage de monétisation et une hausse des abonnements et pour être davantage visible, il faut payer.

Comme pour X, Facebook s’oriente vers une modération avec des notes communautaires. Cela signe la fin du fact-checking (qui peut par ailleurs subir des pressions gouvernementales). Cela permet des économies, le travail n’est plus fait par des personnes et des bots mais par les utilisateurs et gratuitement.

Depuis le 27 mai, Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) utilise nos données (posts y compris commentaires, messages privés, photos, vidéos) pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle. Nous nourrissons la bête !

La Cour suprême américaine a annoncé début 2025 l’interdiction de TikTok aux États-Unis mais du répit a été accordé (jusqu’au 17 septembre après une courte interruption du réseau social aux États-Unis en février) pour laisser le temps à ByteDance côté chinois de trouver un accord de vente, TikTok différant dans son fonctionnement par rapport à Douyin son alter ego utilisé en Chine. Finalement un accord a été trouvé pour céder la majorité de TikTok US à un consortium d’investisseurs américains parmi lesquels Oracle, Silver Lake et la société MGX basée à Abu Dhabi. De fait TikTok reste disponible aux États-Unis.

Des nouvelles fonctions statistiques sont apparues sur LinkedIn :

  • Saves (Enregistrements) : combien d’utilisateurs ont enregistré votre post pour le consulter plus tard (valeur du contenu perçu) ;
  • Sends (Envois) : fréquence à laquelle votre post est partagé en message privé. Ceci aide à mieux comprendre votre audience. Il s’agit après les réactions, les commentaires et les republications qui constituent les 3 métriques indispensables des réseaux sociaux, 2 autres indicateurs pour mesurer le succès d’un post.

Par ailleurs sur LinkedIn, les sujets les plus discutés en 2025 ont été selon Visibrain la politique, la justice et les faits divers, les RH, l’IA et l’environnement. Ceci relègue au second plan les sujets professionnels sur un réseau social pourtant professionnel qui devient aussi un baromètre politique et sociétal. Les posts ont évolués et les collaborateurs se lâchent.

Selon un article des Echos, 0,4 % de PIB est perdu en France par l’addiction aux écrans et le scrolling. Mais cela reste 10 fois moins que le coût du poids de la bureaucratie et de la complexité administrative (4 %) ! Cf. étude citée dans le livre Informez-vous !

Nous avons toujours plus de temps passés par les enfants derrière les écrans mais vouloir interdire les réseaux sociaux est une fausse bonne idée qui pourrait amener à une censure de certains contenus publiés par les adultes et à un contrôle social même si la liberté d’expression est importante et sacrée aux États-Unis avec le premier amendement de leur constitution, États-Unis qui vont du reste fêter leur 250e anniversaire cette année. Il convient d’éduquer plutôt que de réguler les réseaux sociaux tout en étant sans réelle volonté politique de lutter contre d’autres fléaux comme les trafics de stupéfiants dans la vie physique par exemple.

En effet, la loi portant sur la lutte contre le narcotrafic a été adoptée par le 29 avril. L’article (8 ter) relatif à l’introduction de « portes dérobées » dans le code des applications de messagerie (Telegram mais aussi WhatsApp, Signal, etc.) pour permettre à la police ou aux autorités d’accéder aux messages privés a été supprimé. Attention, comme l’a indiqué dans un communiqué Telegram, même si « la liberté a triomphé », « la bataille est loin d’être terminée » car une idée qui sort par une fenêtre peut revenir sur la scène et refaire surface en rentrant par porte si j’ose dire à l’occasion d’une autre proposition ou projet de loi… alors même que la simplification ou toilettage juridique est plus que nécessaire.

Le principe du secret des correspondances reste sacré mais peut être levé dans le cadre d’une question relevant de la sûreté nationale. Pour autant il convient de veiller à ne pas fliquer M. Toutlemonde alors que les voyous ne sont nullement inquiétés.

Le ChatControl (surnom donné au projet de règlement européen CSAM) souhaité par la Commission européenne est négocié au Conseil et au Parlement, avec des critiques sur le manque de transparence de certaines discussions. La version la plus récente ne comporte plus de détection systématique de toutes les communications privées comme il était initialement envisagé, ce qui était hautement liberticide. Plusieurs experts du numérique alertent sur un risque persistant de cybersurveillance des conversations sous couvert de lutte contre le contenu relatif à des abus sexuels sur enfants. Le vote initialement prévu le 14 octobre dernier a été repoussé faute de recueillir la majorité qualifiée nécessaire mais à date aucune date n’a été décidée en 2026.
Labellisation des médias et risque de censure et d’entrave à la liberté d’expression, le réaction du président de l’association des maires de France
Le risque de bascule dans une société orwelienne est réel. Le chiffrement de bout en bout ne serait plus possible. C’est aussi fragiliser l’écosystème numérique.

Il existe un précédent en Australie. Là-bas, un nouveau code réglementaire, porté par l’eSafety Commissioner et soutenu par le gouvernement, impose aux moteurs de recherche à l’instar de Google et Bing de mettre en place une vérification d’âge pour les utilisateurs connectés. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une vérification d’identité, cette obligation pourrait renforcer l’association entre les recherches effectuées et les comptes personnels, ce qui soulève des inquiétudes quant à un risque accru de traçage des activités en ligne.

Grok, le fer de lance de l’IA de X, est passé à l’étape supérieure avec l’annonce de Grokipedia, une encyclopédie qui se veut à terme concurrente de Wikipédia et qui se nourrit des posts et des échanges sur la twitosphère. Les données sont le carburant précieux des IA au même titre que les voitures ont besoin de pétrole ou d’électricité.

IA qu’à, faut qu’on…

L’IA est à guider selon les cas d’usage et n’est pas une panacée. Notons ce graphe élaboré par le Gartner.
Usages de l’intelligence artificielle générative selon Gartner
Pour avoir des résultats pertinents et à valeur ajoutée, il est important dans l’utilisation de l’IA d’avoir une juste cohabitation entre humain et IA elle-même.

boucle de rétroaction entre les IA et les LLM et l'humain

On pourra également consulter ces 2 articles tels le yin et le yang de l’IA avec ses 7 péchés capitaux mais aussi ses 7 opportunités

Il convient de ne pas être passif avec l’IA. C’est une aide mais aussi une corde de plus à son arc dans la société des données. Elle devrait a contrario motiver l’humain à se dépasser. On a encore trop d’hallucinations et de biais. La profondeur du jugement critique et la culture générale tout en ayant une contextualisation et du recul ou la recherche à vérifier des faits restent essentiels.

Les GAFAM ou MAAAM sont également appelé BATMMAAN avec l’intégration de Broadcom, Tesla et Nvidia constituant un G8 numérique 100 % américain. La dette de la France équivaut à la valorisation de Nvidia. Dans le premier cas, elle ne fait que dangereusement croître, dans le second, une bulle pourrait la faire éclater. On pourra observer que nous avons eu une bulle Internet en mars 2000 et pas de bulle 2.0 depuis lors.

On est passés à une interdépendance entre les acteurs de l’IA. C’est le « too big to fail » avec des investissements colossaux où la visibilité financière devient centrale. Le modèle d’OpenAI est déficitaire mais il a fallu 6 ou 7 années avant qu’Amazon puis Facebook ne dégagent leurs premiers bénéfices. Sauf que dans le cas des IA génératives, les montants investis sont très largement supérieurs. Pour 1 € de chiffre d’affaires, les dépenses sont de 3. On pourrait avoir un effet domino sur Nvdia et Microsoft outre des contraintes de nature physique (énergie électrique nécessaire, eau). On observera que le risque systémique est asymétrique, Nvidia est différent d’OpenAI et que la rentabilité de l’IA dépendra des nouvelles sources de revenus et des modèles économiques qui seront développés. En tout cas le débat est lancé. Alors qu’OpenAI est une machine à fabriquer des pertes, ChatGPT évoluerait vers une plateforme d’applications avec le OpenAIDevDay (qui constitue une brique essentielle entre OS et App).

Alors que l’on a beaucoup écrit sur le modèle de management de Google et sur celui de Netflix qui élimine chaque année les collaborateurs considérés comme les moins performants et que les GAFAM ont fait la chasse au télétravail depuis 18 mois en particulier Meta et Google, le CEO de Nvidia, Jensen Huang qui était l’invité vedette de Vivatech, a rappelé ses règles :

– pas d’horaire fixe de type 9 h-18 h ;

– Pas de contrôle abusif ;

– Pas de réunions inutiles.

La liberté reste centrale. Ceci étant les rythmes de travail sont très intenses avec une culture de la performance et une haute exigence sur les délais. Toutefois c’est la prime à la créativité sur la bureaucratie, la responsabilisation des ingénieurs et l’exécution rapide avec une innovation continue.

Des acquisitions dans la tech toujours impressionnantes

Les acquisitions ont surtout révélé une tendance forte, l’attrait pour l’IA, la cybersécurité et les infrastructures cloud avec des montants en hausse d’une année sur l’autre. Elles permettent aussi entre les lignes de déchiffrer les stratégies des géants de la tech.

Du côté des GAFAM, le 29 décembre, Meta a annoncé le rachat de l’entreprise chinoise Manus.im qui développe un agent autonome performant (et qui détaille les étapes de son raisonnement un peu comme Grok). L’objectif est de l’intégrer dans les solutions développées par le groupe Meta. Ceci a été consécutif au rachat de Limitlessen le 5 décembre qui développe un pendentif connecté qui peut enregistrer et résumer des conversations avec de l’IA. Nous avions eu précédemment le 13 juin la prise de 49 % du capital de 14,3 milliards de dollars pour Scale AI pour le nettoyage des données dans le cadre de l’élaboration de grands modèles d’IA et en juillet l’acquisition de PlayAI, start-up dans l’IA vocale pour imiter des voix humaines et en créer. Nous avons aussi Rivos côté semi-conducteurs en septembre, ce qui est loin d’être étonnant, les semi-conducteurs allant de pair avec l’IA dans une logique écosystémique. Après le virage plutôt raté de Meta dans le métavers, c’est une orientation forte prise dans l’IA.

En mars, Alphabet a fait la une en annonçant l’acquisition de Wiz pour près de 32 milliards de dollars ce qui est la plus grosse acquisition de son histoire. L’objectif est clair. Il s’agit de renforcer et de sécuriser l’infrastructure cloud de Google afin de répondre aux exigences accrues liées à l’essor de l’intelligence artificielle. Il a également absorbé Windsurf côté IA pour 2,4 milliards de dollars au printemps puis Galileo AI en mai et enfin Intersect (infrastructures de datacenters et énergie) pour 4,75 milliards en décembre.

Apple a plutôt procédé à des acquisitions mineures en recrutant plus des talents avec celles-ci notamment Prompt AI pour la vision par ordinateur en octobre 2025. Amazon a acquis Axio, plateforme de prêts en ligne qui répond à une logique avec les achats en ligne mais s’est plutôt focalisé sur une R&D interne et des partenariats.

Un accord a été noué entre OpenAI et Microsoft qui depuis l’ère de l’IA générative est toujours dans les bons coups. Satya Narayana fêtera ses 12 ans à la tête du géant américain le 4 février. Après des mois d’intenses négociations, Microsoft est devenu le premier actionnaire de la pépite américaine de l’IA, avec 27 % du capital et un investissement de 14 milliards dans OpenAI. OpenAI devrait enfin pouvoir changer de forme juridique en se restructurant pour devenir une entreprise à but lucratif. OpenAI pourra obtenir les 22,5 milliards que SoftBank s’était engagé à investir entre autres. En outre OpenAI s’engage à acheter pour 250 millions de dollars de services cloud à Microsoft Azure, ce qui est un bon deal pour Microsoft.

Pour les autres, notons que Nvidia a acquis 5 % des parts d’Intel pour 5 milliards de dollars en 2025. Entre sociétés basées à Santa Clara dans la Silicon Valley, on se comprend… La première est emblématique de l’ère de l’IA générative, la seconde est celle qui était au cœur de la révolution du PC. Qui se souvient des étiquettes Intel Inside apposées sur les PC ? Nvidia a acheté Grocq (conception de puces IA) pour 20 milliards de dollars et SchedMD, toutes deux en décembre.

Il ne faudrait pas écarter IBM qui a eu la fièvre acheteuse avec dans son escarcelle Confluent (plateforme de streaming de données pour 11 milliards en décembre), HashiCorp (infrastructure cloud qui a été finalisée pour 6,4 milliards), DataStax (base de données), Hakkoda (consulting IA) et Cognitus.

Salesforce a acquis Informatica en mai pour 8 milliards de dollars et effectué quelques autres emplettes. Adobe a mis la main sur Semrush (optimisation SEO et marketing IA) pour 1,9 milliard en novembre.

Perplexity AI, qui dispose d’un LLM qui est aussi utilisée pour la recherche en ligne avec son navigateur IA Comet, a proposé le 12 août à Google de racheter pour 34,5 milliards de dollars son navigateur Chrome en cash. La firme de Mountain View est suspendue à une condamnation éventuelle pour abus de position dominante. La somme est le double de la valorisation de Perplexity, la start-up de l’IA soulignant que des fonds sont prêts à financer l’ensemble de l’opération.

Le 2 juillet, HPE a officialisé le rachat de Juniper Networks pour 14 milliards de dollars.

La palme revient à Netflix qui a acquis Warner Bros Discovery pour 72 milliards en décembre. C’est la victoire côté production vidéo de la Silicon Valley en Californie du Nord sur Hollywood près de Los Angeles en Californie du Sud, qui par ailleurs organisera les prochains Jeux olympiques en 2028.

Du côté européen, la pépite néerlandaise ASML a investi 1,3 milliard d’euros dans notre champion Mistral. Capgemini, notre plus grosse ESN qui est en meilleure forme qu’Atos et c’est une éviden(ce), a acheté la société indienne WNS pour 3,3 milliards de dollars pour renforcer sa position sur le marché des services de processus métier qui sont nécessaires pour la fourniture de services d’IA agentique.

Cisco a racheté NeuralFabric, entreprise œuvrant dans les plateformes d’IA pour entreprises.

Côté cybersécurité, on assiste à des consolidations. Ainsi Proofpoint, spécialiste de la sécurité Microsoft 365, a mis la main sur Hornetsecurity, pour 1,8 milliard de dollars. Alors que Zscaler, outil qui filtre parfois abusivement des sites jugés dangereux en matière de sécurité pour le compte des entreprises a acquis Red Canary et SPLX. Il en est de même pour Palo Alto Networks et CrowdStrike qui ont racheté respectivement Onum en août et IA Pangea, solution de sécurité, en septembre. Palo Alto Networks s’est aussi emparé de CyberArk, encore une firme israélienne acquise (je n’en connais pas du côté palestinien – réflexion factuelle de nature à susciter le buzz…) et qui est spécialiste de la sécurisation des identités, en juillet pour 25 milliards !

La souveraineté numérique toujours plus forte côté États-Unis et Chine et plus faible relativement en Europe

La souveraineté est un enjeu essentiel pour rester maître chez soi. Il s’agit de ne pas être dépendant économiquement d’une puissance étrangère qui nous fragilise. C’est une assurance-vie.
Une définition de la souveraineté qui est nécessaire pour la santé économique d’une nation
Le projet Stargate a été annoncé en début d’année par Donald Trump. Il s’agit d’un projet d’infrastructure en IA avec un investissement pouvant aller jusqu’à 500 milliards de dollars sur 4 ans soit 1 500 dollars par américain. OpenAI, SoftBank et Oracle sont associés dans l’opération pour la construction de datacenters ainsi que Nvidia, ARM, Microsoft, MGX. Les États-Unis pourront ainsi déployer l’intelligence artificielle sans limite côté calcul et énergie (même si dans certains cas une IA low cost sera suffisante). De nombreux cas d’usage en découlent dans des pans entiers de la société (médecine, industrie, etc.).

D’un autre côté, le rapport Draghi remis le 9 septembre 2024 sur l’avenir de la compétitivité de l’Union européenne fait état d’un besoin de 800 milliards de dollars en investissement pour rattraper les États-Unis, ce qui compte tenu des marges de manœuvre budgétaires de l’Union par ailleurs empêtrée dans une guerre sans fin en Ukraine est une gageure.

En Chine, l’IA DeepSeek est l’arbre qui cache la forêt. DeepSeek dans sa version R1 avec un modèle open source comme Mistral est venu défier les LLM américains. Aussi Nvidia qui développe les processeurs H100 avait perdu en une journée 17 % à la Bourse après l’annonce de DeepSeek. Cette IA chinoise très performante est entraînée avec beaucoup moins de données, et utilise une approche différente pour optimiser l’usage des CPU. Il ne s’agit pas ici du principe de distillation – qui est une technique d’apprentissage automatique qui consiste à transférer les connaissances d’un grand modèle vers un modèle plus petit – mais d’une optimisation interne du modèle et de son entraînement. Elle a fait l’effet d’une bombe avant que tout ne revienne à la normale. Du côté des LLM, la Chine semble en effet avoir fait un bond en avant avec 190 LLM recensés.

Les solutions open source et alternatives aux GAFAM font encore timidement leur chemin. Ainsi Lumo veut être à ChatGPT ce que DuckDuckGo est à Google. Il respecte la confidentialité des données. Lumo est le nouvel LLM de Proton, l’entreprise suisse qui a développé une alternative de messagerie à Gmail entre autres.

À suivre en 2026 et quelques tendances prévisionnelles

En 2026, l’IA dominera l’actualité puisque nous sommes rentrés de plein pied dans l’ère de l’IA générative en 2025. Néanmoins nous aurons également des enjeux côté énergie, industrie et réglementaires.

Le processus de destruction créatrice avec l’IA va s’opérer mais faute d’une souveraineté industrielle et numérique digne de ce nom, le risque est la destruction d’emplois en Europe et la création de nouveaux en Chine et Asie et aux États-Unis.

L’IA va davantage être intégrée dans les processus métiers dans les entreprises passé le temps de la découverte et du balbutiement avec des tests tous azimuts. Elle le sera aussi dans la vie quotidienne avec des assistants personnels pour la réalisation de tâches et dans les objets du quotidien (domotique, mobilité, lunettes de réalité virtuelle) avec des primo-adopteurs et une baisse progressive des prix du moins du matériel. Nous aurons aussi une montée progressive des robots humanoïdes.

En France, outre le porte-drapeau Mistral, nous avons un vivier notable de start-up dans l’IA générative qui vont poursuivre leur développement parmi lesquelles Hugging Face, Owkin, Dataiku, LightOn, Dust, Probabl, Giskard, et la liste et longue. Dites-moi si vous avez été omis et en tant que CEO vous pouvez aussi candidater pour figurer dans Numérikissimo édition 2026.

On peut noter la start up suédoise Lovable, emblématique de ce qu’on appelle le vibe coding. Il s’agit d’une tendance de fond qui transforme la manière de programmer. L’idée consiste à démocratiser le développement logiciel grâce à l’IA générative. Ce n’est plus d’écrire des lignes de code mais de formuler via un prompt une description de l’intention. Cette approche permet de créer et d’affiner un prototype d’application par itérations successives à l’image du design thinking, ce qui rend le développement beaucoup plus accessible et rapide.

Alors que le CES se déroule du 6 au 9 janvier, Vivatech se tiendra du 17 au 20 juin 2026.

L’annuaire Numérikissimo 2e édition est en cours de constitution pour 2026. Il sera plus musclé avec le passage à l’échelle. Les top acteurs du numérique sont invités à postuler. Le principe est la gratuité mais sur sélection via un jury.

annuaire des top acteurs du numérique français Numérikissimo

La mise en œuvre de l’AI Act, règlement européen sur l’IA sera le chantier majeur avec une administration de l’IA pas toujours simple pour les acteurs dans une Europe hyper-bureaucratisée : audits, documentation à produire, gestion des données d’entraînement et sanctions en cas de non-conformité. On aura aussi des contrôles plus stricts côté DSA et DMA accentuant les tensions entre États-Unis et Europe.

La vente de SFR côté Télécom en France devrait être (une affaire) conclue. En octobre dernier, une offre de rachat de SFR a été déposée par Bouygues Télécom, Orange et Free pour un montant de 17 milliards d’euros, jugé trop faible alors que SFR perd au fil des mois des abonnés…

Les 4 risques majeurs identifiées côté numérique telle l’épée de Damoclès :

  • L’absence de réelle souveraineté et soumission aux États-Unis et à la Chine avec trop peu de ressources essentielles (batteries, terres rares) en quantité suffisante. Cela dit des investissements sont opérés et une action des États européens est engagée. Celle-ci reste timide alors qu’une commande publique européenne serait à privilégier ;
  • La possible bulle IA qui pourrait avoir un effet domino et l’ignorance de beaucoup de personnalités politiques qui sont induits en erreur faute de bons conseillers côté numérique et IA ;
  • La pénurie de puces déjà vécue entre 2020 et 2022 avec une envolée des prix des mémoires qui est conjoncturelle et l’épuisement de certains métaux rares, laquelle est structurelle même si des techniques de recyclage sont développées;
  • La possible annexion de Taiwan avec TSMC par la Chine à terme, la Chine ayant déjà eu la rétrocession de Hong Kong et de Macau (alors que par ailleurs les États-Unis sont intervenus au Venezuela et ont des vues sur le Groenland riche en terres rares et en métaux et idéal pour implanter des datacenters). La tension est montée d’un cran avec les exercices militaires autour de l’île.

 

Il conviendra que les webmestres prévoient dans leur stratégie à moyen terme qu’à compter du 15 mars 2029, la durée de vie des certificats SSL/TLS des sites web sera réduite de 398 jours aujourd’hui à 47. Pour l’accès au service, aux API et leur indexation sur les moteurs de recherche, il faudra automatiser la gestion des certificats SSL.

Belle année 2026 à tous et au plaisir d’échanger sur les médias sociaux et lors de différents événements numériques aussi bien à distance qu’IRL !

2 Commentaires

    • REVEILLON sur 10 janvier 2026 à 16 h 01 min
    • Répondre

    De retour du CES Las Vegas 2026 où comme chaque année avec ces 8900 journalistes participants… il y a une claire différence entre la comptabilisation de « visiteur unique » et le nombre de « visites » 😉

    Merci @David de ce travail de rassembler ce qui est diffus sur l’année 2025… ce début 2026 fait déjà l’objet d’annonces percutantes dans les écosystèmes du numérique… difficile de ne pas mettre en tête d’affiche les annonces concrètes de NVIDIA, des impacts business des Technologies Quantiques qui s’infiltrent jusqu’à l’IA Quantique, des Infrastructures décentralisées et misent à jour avec de dangereux effets de latence sur certains blocs régionaux… bref restons vigilants dans le discernement des signaux faibles

  1. C »est clair qu’agent numérique est le mot de l’année mais il faudra encore un peu de temps avant que ce soit la réalité d’aujourd’hui.

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