Mardi 18 novembre, une erreur de type 500 [erreur interne du serveur] était affichée lors de la consultation de sites Internet comme ChatGPT, Twitter, Spotify, Instagram et Facebook, Doctissimo et même elysee.fr. Les sites étaient inaccessibles un peu comme dans la coupure d’Internet dans le film Ralph (qui est aussi le nom de mon chien, un Golden Retriever). Il s’agissait d’une panne mondiale chez Cloudflare, acteur majeur des infrastructures réseau qui permet l’accélération de la consultation des informations disponibles sur Internet.
Près de 20 % du trafic Internet est tributaire de l’entreprise américaine Cloudflare. Elle fait l’intermédiaire entre un équipement relié à Internet et le serveur réseau du site. Des plateformes comme DownDetector (également impacté) où sont recensés les signalements permettent de mesurer l’ampleur de la panne. Parfois les sites pouvaient être consultables sur smartphone mais pas toujours. Ceci illustre aussi la grande fragilité du Web et le danger des acteurs en situation d’importance sans être monopolistiques car les internautes sont plongés également dans une profonde dépendance. Voici quelques semaines c’était AWS qui était touché. Les pannes peuvent être d’origine interne ou malveillante via des cyberattaques.
La panne était ici liée à un pic de trafic inhabituel et la situation est progressivement revenue à la normale. Notons qu’une attaque par déni de service (de type DDoS où un site est inondé de requêtes ou de trafic pour le saturer et le rendre indisponible) peut produire le même résultat. Ceci explique notre extrême fragilité et le passage de notre société « de la peine à la panne », où la difficulté de la tâche souvent répétitive, fatigante et ennuyeuse qui est subie est troquée contre une panne qui est redoutée car nous sommes tributaires de la machine, des algorithmes et de leur extrême complexité, selon l’expression du sociologue Yves Lasfargue qui fut d’ailleurs le premier interviewé pour mon site.
Dans ce contexte de dépendance d’acteurs extérieurs souvent américains, on se rend compte à quel point la souveraineté n’est pas une option mais notre assurance vie pour être autonome et maître de nos décisions et actions. Nous avons des projets en Europe comme GAIA-X et des acteurs en France comme OVHCloud. Il n’est plus temps de subir mais de bâtir.






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