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Juin 21

Postface du livre Les marques et les réseaux sociaux

Paul Cordina, jeune diplômé de Sup de Co Reims et chef de Produit CRM chez Nestlé, m’a demandé de postfacer son 1er ouvrage Les marques et les réseaux sociaux. Le livre se lit rapidement et est illustré d’exemples et d’interviews.

Les marques et les réseaux sociaux

Vous trouverez, ci-après, la table des matières :

Avant-propos

Préface

Introduction

Partie I. Les réseaux sociaux et la décision d’achat

Chapitre 1. Les réseaux sociaux

Chapitre 2. L’impact de l’influence sur le comportement d’achat

Partie II. Les réseaux sociaux et les entreprises

Chapitre 1. L’utilité des réseaux sociaux pour les entreprises

Chapitre 2. L’utilisation des réseaux sociaux par les entreprises

Chapitre 3. La mesure de l’efficacité de l’investissement d’une marque sur les réseaux sociaux

Partie III. Études et Interviews d’experts

Chapitre 1. Études sur les réseaux sociaux

Chapitre 2. Interviews d’experts

Conclusion

Postface

 

Et la postface :

Paul CORDINA vient de boucler son premier livre. Il traite de l’enjeu des réseaux sociaux sur Internet et de leur intégration dans la sphère marketing de l’entreprise. Il est désormais crucial pour les marques d’être présentes efficacement sur Internet et sur les réseaux sociaux en particulier, Facebook, Twitter en tête mais aussi YouTube ou Foursquare, voire des réseaux sociaux de niche. Comme je l’ai souligné, les réseaux sociaux sur Internet ne constituent pas un phénomène de mode mais bel et bien un commencement. Il s’agit de la 3e révolution des télécoms dans l’entreprise (années 2010″) après celle du téléphone (1970″) et de la messagerie électronique (1990″). Cette révolution qui redistribue les pouvoirs en interne (résistance au changement des managers qui perçoivent ces outils comme une menace pour leur autorité ou distraction pour les salariés) s’inscrit dans le droit fil de l’entreprise 2.0, où les services sont décloisonnés et les salariés travaillent davantage de façon collaborative en partageant l’information. Elle se traduit par une nouvelle relation vis-à-vis de l’internaute à la fois consommacteur et consommauteur et l’apparition d’une nouvelle fonction en entreprise, le Community Manager qui anime et gère la présence de l’entreprise sur les réseaux sociaux où elle choisit d’être. Certes cette introduction en France a commencé en 2010 sur la pointe des pieds avec des budgets restreints contrairement aux Etats-Unis car nous sortions de l’année noire 2009 sur le plan économique. Et que le développement d’activités nouvelles ne constituait pas une priorité pour les entreprises. Nous aboutissons aujourd’hui à un paradoxe qui est que la fonction de Community Manager, stratégique pour l’entreprise, est tenue par des salariés qui ont une moyenne d’âge souvent inférieure à 30 ans. Elle constitue cependant une sérieuse opportunité de progression dans l’entreprise pour les « digital natives » qui sauront l’exploiter en ayant en amont veillé à surveiller et développer leur identité numérique avant de l’exercer pour être eux-mêmes crédibles. Néanmoins, ces derniers mois on observe une professionnalisation de la fonction avec un choix à faire, soit miser sur une personne de l’entreprise ayant une forte culture communication et marketing mais souvent moins experte s’agissant des outils du Web soit recruter un geek qui jonglera parfaitement avec Facebook, Twitter et les autres… mais pour lequel une formation à la culture d’entreprise qui s’inscrit dans le temps sera à réaliser.

Paul CORDINA, après rappel des courants sociologiques et examen d’experts (Dominique Cardon, Seth Godin, etc.), emprunte des exemples qui sont désormais de grands classiques dans l’histoire récente des réseaux sociaux comme celui d’Oasis sur Facebook et le concours « The Fruit of the Year 2010 » ou celui de Tipp-Ex sur YouTube qui a généré un buzz considérable ou encore les exemples de Michel et Augustin, Ferrero, l’agence de marketing interactif Fullsix ou TBWA, le 3e groupe de communication en France. Il s’attache à des exemples d’entreprises en France même si pour Twitter le nombre de cas est pour l’heure encore moins important comparativement à Facebook même si la complémentarité et le potentiel existent. Il s’appuie sur les théories des réseaux sociaux et s’attache à trois lignes directrices pour l’utilité des réseaux sociaux pour l’entreprise sous-tendant l’inéluctable ascension des réseaux sociaux en entreprise.

Les évolutions à venir (détermination de retours sur investissement précis pour les directions marketing des entreprises, rééquilibrage du budget communication de l’entreprise avec un transfert d’une partie de l’enveloppe allouée à la communication sur les médias classiques au profit des actions menées par le community management, mesure de l’image numérique de l’entreprise à travers un baromètre d’indicateurs et l’usage poussé des agrégateurs de réseaux sociaux, développement de nouveaux usages grâce à la géolocalisation, avènement de la curation avec la mobilité) seront passionnantes à suivre. De même que le rôle des salariés eux-mêmes dans leur rôle d’ambassadeurs de la marque même s’ils ne travaillent pas dans les directions marketings des entreprises. Les entreprises ont à gagner en exploitant le potentiel réseau que constituent leurs salariés pour faire connaître en toute transparence et de façon factuelle mais avec passion et fierté leurs produits et services.

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